Jeudi 2 avril 2009

 

Je suis née dans une famille catholique, mais je n'étais pas croyante. C'est seulement vers l'âge de 20 ans que j'ai commencé à chercher Dieu. Je me suis alors diriger vers les Témoins de Jéhovah, j'ai fait une étude de la Bible avec eux pendant 4 ans. J'ai pu apprendre des histoires bibliques, mais rien avait changé dans ma vie. J'ai rangée ma Bible dans un coin et je ne me suis plus occupé de Dieu. J'avais beaucoup de problèmes dans ma vie de couple, je commençais à sortir seule; on passait de la colère à l'indifférence. Je fumais de plus en plus etc...
C'est à cette période que j'ai entendu à nouveau parler de Dieu par plusieurs personnes et à plusieurs reprises, mais le message qu'ils m'apportaient était trop beau et ça ne pouvait être vrai. Puis un jour j'ai repris ma Bible et je ne voyais plus du tout la même chose. Je pensais aux témoignages que j'avais reçu. J'étais partagé entre les Témoins de Jéhovah et les chrétiens du Centre Évangélique : où se trouvait Dieu ? Avec toute ces religions ! J'étais en larmes et désespérée.
Alors j'ai prié de tout mon cœur, j'ai demandé à Dieu que s'il existait vraiment qu'il me montre où le trouver, et dans l'heure qui suivit Dieu répondit à ma prière. Dans ma boîte aux lettes il y avait une invitation (L'Appel de la Vie) et à partir de ce moment-là je n'est plus douté, et deux jours plus tard je me suis rendu à l'adresse que Dieu m'avait donner et c'est là que j'ai réalisé que je vivais dans le péché et que Jésus était mort pour moi. Je lui ai demandé pardon pour tous mes péchés et toute ma vie a changée, la paix et l'amour sont revenus dans mon foyer. Il nous a donné un avenir, il m'a libéré du tabac et tant de choses encore. Il a rempli mon cœur d'une paix et d'une joie que l'on ne peut trouvé qu'auprès de Lui.

Mon mari a donné sa vie au Seigneur ainsi que plusieurs membres de ma famille. Je bénis l'Éternel pour l'œuvre qu'il a accomplie dans ma famille et pour toutes les choses à venir
Par michel Gahüs - Publié dans : INFO GENERALE
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Lundi 9 juin 2008

 

 

 

 
DANS LE JOURNAL SUD-OUEST

 

LUTTE CONTRE LES SECTES

Les enfants, les médecines parallèles et l’humanitaire restent des cibles de choix

Voici le temps des charlatans

Construire un pro­duit qui va ré­pondre à un be­soin. Telle est aujourd’hui la problématique sectaire. Ce qui explique que les jeunes constituent leur fonds de commerce. » Jacky Cordonnier, historien des religions et ensei­gnant, analyse « la mutation constante du monde des sectes » contraint, selon lui, à s’adapter à un public et à ses demandes. Le contenu du rapport remis hier au gouvernement par la Mivi­ludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) ne l’étonne donc pas du tout. Jean-Michel Roulet, qui préside depuis sept mois aux destinées de la mission, dénonce « l’hypocrisie scanda­leuse qui consiste à s’appuyer sur les droits de l’homme et la liberté de conscience pour précisément
leur porter atteinte ». Dans son rapport, il pointe les « trois do­maines particulièrement préoc­cupants » dans lesquels s’investissent les sectes : enfants, médecines alternatives, action humanitaire.
« Décodage biologique ». « Ac­tuellement, 90 % des appels que nous recevons », dénonce Patrice Garriga, de Vigi- Secte Aquitai­ne (1), une association chrétien­ne 
représentant plusieurs sensi­bilités protestantes, « concernent des personnes confrontées à des pseudo-psychologues thérapeu­tes. Il s’agit de victimes de soi ­disant bioénergéticiens qui pra­tiquent une sorte de décodage biologique. La plupart d’entre el­les, si elles en croient les fameux thérapeutes, auraient été violées dans leur enfance par un parent, avant l’âge de 3 ans. Et eux se font fort de faire remonter à la mémoire les souvenirs enfouis. »
L’avocat bordelais Daniel Pico­tin, qui défend les intérêts d’Info sectes, estime que « ces faux sou­venirs sont très pernicieux, car les véritables thérapeutes ont beaucoup de mal à détricoter ces faux qui passent pour des ma­nifestations de l’inconscient et qui, en fait, ont été induits chez les patients souvent sous hyp­nose ».

Ces décodages biologiques pro­voquent naturellement des dra­mes dans les familles. Mais d’au­tres aussi graves sont provoqués par certains pseudo-praticiens qui prônent la dimension guéris­seuse du tout-psychologique. Li­bérer des capacités d’autoguéri­son permettrait, par exemple, de traiter le cancer. C’est ainsi, confie-t-on à Info sectes, que cer­tains géobiologues proposent des séances à 600 euros pour déma­gnétiser une maison où vit un homme atteint d’un cancer de 1a moelle osseuse.
Une image humaniste. Autres secteurs juteux : les thérapies hy­giénistes, le respirianisme qui prône la cessation de toute ali­mentation solide, le néochama­nisme, la cristallothérapie, l’iri­dologie. Et la liste n’est pas close.

L’implication des sectes dans le secteur humanitaire leur per­met aussi, relève la mission, de « surfer sur l’intérêt des médias », de récolter des fonds et de polir une image humaniste. Comme elles l’ont fait en utilisant les ca­tastrophes naturelles ou la crise des banlieues. Partout où s’abat la détresse.

(1)Vigi-Sectes Aquitaine
06.63.64.92.46

 Info sec­tes Aquitaine : 05.56.44.25.58
délégation régionale du CCMM

Extrait du quotidien Sud Ouest Jeudi 27 avril 2006
(article d’Hélène Rouquette- Valiens)

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Vendredi 6 juin 2008

Fiche extraite du "Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui (religions - églises - sectes - nouveaux mouvements religieux - mouvements spiritualistes)" du P. Jean VERNETTE et Claire MONCELON - Puf - 1995 - épuisé

Technique de méditation et pratique de relaxation empruntées à l'Hindouisme et adaptées au monde moderne.  

ORIGINE ‑ Mahesh Prasad Warna, dit « Maharishi Mahesh Yogi » (« Mahesh = le Grand Sage Illuminé ») né en 1911 (ou 1918) à Jubbelpore (Inde). Études et diplômes en physique à l'Université d'Allahabad. Disciple ensuite de Swami Brahmananda Sarasvati (dit « Guru Dev »), sage connu et respecté. A la mort de ce dernier en 1953 il se retire pendant deux ans à Rishikesh. En 1958, il annonce inopinément à Madras la fondation du « Mouvement Mondial pour la régénération de l'humanité ». En 1961 lancement de la Méditation-Transcendantale. Par la suite le mouvement s'implante en Californie avec un développement rapide, puis en Europe. En 1972, établissement du Gouvernement Mondial pour l'Age de l'Illumination (érigé en Association 1901 en 1976), et mise en œuvre du « Plan mondial » pour établir un centre de MT par million d'habitants. En 1979, lancement de la « Civilisation basée sur le Champ Unifié ». En 1988, projet de construction de cinquante Cités des Immortels ». 
SUITE........... http://pagesperso-orange.fr/sos.derivesectaire/FICHES/meditation_transcendantale.htm

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Lundi 2 juin 2008


Fraternité Blanche Universelle
Que sait-on de la FBU

                                               (Source : BULLES n°66 du 2ème trimestre 2000)
                                        
                                               
                                                Lire l'article  : http://prevensectes.com/fbu2.htm

 

 

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Dimanche 1 juin 2008

Qu'est-ce que le Reiki?

Le Reiki, en japonais «Energie Vitale Universelle», est une méthode thérapeutique qui consiste à canaliser les énergies par l'imposition des mains. Non seulement le Reiki prétend guérir le corps, l'âme et l'esprit, mais il permettrait aussi de faire un rééquilibrage spirituel ! La méthode débloquerait les centres spirituels pour permettre à l'individu d'assumer sa spiritualité...

C'est donc une technique du Nouvel Age. La clef du Reiki est l'Energie, prânâ dans l'hindouisme, et qui met en contact l'homme à sa mère la Terre. C'est donc une thérapie panthéiste. Comme toutes les pratiques Nouvel Age, le Reiki comporte plusieurs degrés de connaissance et de pratique.

Conclusion: le Reiki est une technique de type «énergétique» qui peut à la longue produire des effets secondaires. Elle crée des "dépendances énergétiques" (il faut sans cesse recharger ses accus...).

Vous pouvez avoir des renseignements et un fascicule sur le Reiki en vous adressant à "Didier PACHOUD" de l'association GEMPII.
Les sectes à l'assaut de la santé, Editions Golias, Villeurbanne, contient un chapitre fort intéressant sur le Reiki (pp. 100-109). Sans doute la meilleure étude en français pour le moment. 

Paul Ranc et Pierre Oddon

Source :Vigi-Sectes .

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Samedi 31 mai 2008
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Mardi 27 mai 2008

              Marche pour Jesus mai 2008 à Bordeaux


 
Par michel Gahüs - Publié dans : EGLISES EVANGELIQUES
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Dimanche 25 mai 2008

par Florent Varak

Le yoga semble offrir tout ce que l'homme occidental recherche. Le corps, rouillant sur les chaises de bureau trop longtemps fréquentées, trouve ainsi le moyen de s'assouplir, de s'exprimer. La tête, obscurcie de chiffres et de soucis, est gentiment vidée de ses impuretés. Pour beaucoup, le yoga est une source de détente équivalente à un sport ou un loisir. Mais est-ce uniquement le cas ?

Les auteurs d'ouvrages sur le yoga montrent que cette technique n'est pas purement physique. Elle relève d'une conception théologique du monde où les postures sont à la fois représentation d'une réalité théologique et véhicule d'une puissance spirituelle. Le yoga est de nature religieuse. Une religion est un «ensemble d'actes rituels liés à la conception d'un domaine sacré distinct du profane et destinés à mettre l'âme humaine en rapport avec Dieu» ; un «système de croyances et de pratiques, impliquant des relations avec un principe supérieur et propre à un groupe social». Ainsi, nous sommes en présence d'une religion lorsque les caractéristiques suivantes sont présentes :

1) L'homme est considéré comme une entité spirituelle

2) L'homme a accès à une dimension spirituelle

3) Il existe une méthode pour parvenir à cette dimension.

Un mouvement révèle sa nature lorsque son historique témoigne d'une recherche spirituelle, lorsque sa conception du monde affirme l'existence d'un monde spirituel, lorsque ses objectifs s'appliquent à faire passer l'homme dans des sphères spirituelles et lorsqu'il propose à ses adhérents des gestes propres à éveiller une conscience spirituelle. C'est précisément le cas du YOGA !

 

ORIGINES DU YOGA

Le yoga classique indien provient d'un texte attribué à patanjali dont on connaît peu de choses. Il aurait vécu au Pendjab au IVe siècle avant notre ère (1). Le texte de Patanjali est une collection de maximes écrites en sanscrit du nom de yoga-Sûtras («aphorismes sur le yoga» (2). Ces courtes phrases sont difficilement compréhensibles ; elles sont mémorisées par l'étudiant, puis commentées par des spécialistes dans les ashrams. Patanjali enseignait le Râja-yoga (yoga royal). Le terme yoga (litt. «Joug», «attelage» (3) évoque la recherche de l'union entre le soi (atman) et l'Absolu (brahman).

Selon les époques et selon les ashrams, les philosophies comme les pratiques ont varié. Jean Varenne résume ainsi les développements historiques du yoga :

«...le yoga hindou n'est qu'un aspect particulier de tout un ensemble de pratiques et de doctrines diffusées dans le monde au début de l'âge des métaux ; visant au salut individuel (et non plus collectif) par l'apprentissage d'une vérité intime (et non plus extérieure) acquise grâce à des prouesses corporelles et mentales, elles ont en commun la mise en avant de la volonté comme facteur essentiel (mais non unique) de progrès spirituel...

A une date plus récente (du IV e s. av.JC. au VI e s. après)... sont décrites des pratiques héroïques ou spectaculaires (postures acrobatiques, manifestation de pouvoirs surnaturels, pénitences extraordinaires, suicides publics) ordonnées cependant à la poursuite d'un but spirituel qui seul les distingue des tours accomplis par les magiciens de foire.

Plus tard encore, lorsque l'islam et le christianisme s'implantent en Inde, le Yoga, tout en gardant sa spécificité (et notamment son caractère spectaculaire), tend à se spiritualiser : la recherche des pouvoirs magiques, pourtant cautionnée par Patanjali (le chapitre III des Yoga Sûtras leur est consacré), passe au second plan ;... L'accent est mis alors sur l'enseignement métaphysique (ou religieux, selon certaines écoles), comme on le voit par exemple dans l'oeuvre de maîtres contemporains tels que Vivékânanda ou Aurobindo » (4).

Ainsi, dès sa création, le yoga était une quête spirituelle.

 

CONCEPTION DU MONDE POUR LE YOGA

Le yoga part de l'idée que tout est souffrance dont il faut être délivré. Cette douleur provient de la «séparation d'avec l'essence(l'Absolu, le brahman) : l'«âme» individuelle (en sanskrit atman) qui n'est pas différente de cet Absolu, mais qui, traduite par le poids des actes accomplis dans les existences antérieures (karman) à s'incarner dans un corps vivant, souffre de cette condition déchue et aspire à retourner se fondre dans le principe universel dont elle est issue» (5).

Cette libération est favorisée par la pratique du Hatha-yoga (technique tirée du Yoga royal). cette pratique associe exercices physiques (Âsana) et  exercices respiratoires (Prânâyâma). C'est essentiellement cette technique qui est pratiquée en occident. Selon le Dictionnaire de la sagesse orientale, le yoga «cherche à montrer la voie pratique qui mène au salut et à la délivrance par l'activité disciplinée». Nous lisons également :

«Le but de l'exercice est de réunir Ha (le souffle solaire connu sous le nom de Prana) et Tha (le souffle lunaire ou Apana), ce qui confère des pouvoirs spirituels au Hatha-Yogi(i.e., le pratiquant) et permet à la Kundalini de commencer à gravir les six chakras. Le Hata-Yoga enseigne différentes postures physiques et différents exercices de purification» (6).

Selon l'hindouisme, remarque Mircea Eliade, la vie humaine est transcendantale et cyclique, d'où vient la doctrine de la réincarnation. Elle est pleine de douleurs et de chagrins qui sont à la base de la condition de l'homme. Le but du yogi est de se retirer de ce cycle douloureux de la mort et d'atteindre l'immortalité. Cette libération (salut) est entraîné par la mort de la propre humanité en devenant un avec l'absolu. Ainsi, il devient un «jîvanmukta», c'est-à-dire «délivré de son vivant». A travers le yoga un homme profane peut devenir sacré ou divin.(7)

Il est difficile d'échapper à la conclusion que la pratique du yoga illustre une conception éminemment religieuse du monde.

 

OBJECTIF DU YOGA

Le meilleur moyen de comprendre l'objectif du yoga est de lire ce qu'en disent trois experts sur le sujet. Jean de Varenne écrit :

«La tradition indienne, tant hindoue que bouddhique, désigne sous la forme de yoga (action d'atteler, de maîtriser, de dompter) une technique de salut originale qui se propose de libérer l'âme de sa condition  charnelle par l'exercice de disciplines psychiques et corporelles. Le point de départ en est la croyance en l'existence, en chaque individu, d'un principe éternel (atman, âme) identique à l'Esprit universel (purusa, ou brahman) ; cette essence est en quelque sorte exilée dans le monde de l'existence où elle est condamnée à se réincarner indéfiniment, passant de corps en corps à la manière d'un oiseau migrateur (hamsa, oie sauvage)» (8).

Il ajoute que le yoga est «un ensemble d'exercices physiques et corporels orientés vers l'obtention d'un bien spirituel (...), le yoga est aussi une alchimie, puisqu'il se propose de transmuer l'individu afin de lui permettre de sortir du monde phénoménal, de quitter la multiplicité existentielle pour atteindre l'Unité essentielle et de se fondre avec elle».(9)

Ysé Tardan-Masquelier, président de la Fédération Française du Yoga, décrit ainsi l'objectif du yoga :

«Le Hatha-Yoga se donne pour but... la réintégration de l'individu dans une totalité plus vaste, de nature divine, constituée de deux grands pôles universels, que la mythologie figure sous les aspects de Shiva et de Shakti» (10).

Terminons avec la citation d'un yogi, reprise par un moine bénédictin :

«Sa fin ultime, son vrai but est de préparer l'homme à acquérir cette quiétude de l'esprit nécessaire à la réalisation du Suprême, ou conscience du Divin» (11).

Il est évident que le yoga a un objectif religieux. Ce n'est pas seulement un série de gestes innocents. Ils sont pédagogiques (et opérants! ) en vue d'une transformation spirituelle de l'être.

 

PRATIQUE DU YOGA

Comme nous l'avons vu, le yoga est religieux. Pour des raisons obscures, les professeurs occidentaux de yoga voilent cette réalité à leurs étudiants. En décrivant leurs pratiques, ils révèlent pourtant ce côté religieux.

Ysé Tardan-Masquelier évoque la «sacralisation du souffle comme le symbole de l'élan vital, de la conscience lumineuse et, éventuellement, d'un don divin : à l'enseignant de savoir susciter cette dimension en conservant à chaque élève son espace de liberté».(12) Il écrit par ailleurs :

«Le yoga n'a jamais été conçu seulement comme une discipline de mieux-être dans la vie actuelle, mais comme un mode de transformation si radical que ses effets se répercutent sur l'après-vie» (13)

Jean Varenne commente ainsi les phases d'un cours :

«Ces différentes étapes ne se comprennent que par référence à la doctrine du corps «subtil» qui, chez chacun d'entre nous, double le corps «grossier» seul accessible aux sens. ainsi, la tenue du souffle, ou pranayama, sert-elle à permettre au prana (souffle inspiré) d'atteindre un Centre (chakra, roue) situé à la base du corps subtil. Là gît une Puissance qui, chez l'homme ordinaire, n'est que virtuelle (on la compare à un serpent femelle endormi). Réalisée par le yoga (éveillée par le souffle), cette Puissance (on l'appellera Kundalini, l'Enroulée) s'activera et , guidée par la pensée durant les exercices de méditation, montera progressivement, de chakra en chakra, jusqu'au sommet du corps subtil où elle s'unira à l'âme (atman est un mot masculin) : les noces de l'atman et de la Kundalini, comparées à celles de Shiva (Siva) et de sa parèdre Pârvatî, provoquent une véritable transmutation alchimique de l'individu, que l'on, qualifie dès lors de jivan-mutka (délivré-vivant)» (14)

On ne pourra jamais séparer la pratique du yoga de la théologie» à laquelle elle est liée; En quelque sorte, le hatha-yoga offre à l'hindouisme ce que les sacrements offrent au catholicisme. Ils sont les rites initiatiques et opérants de privilèges spirituels.

 

DANGERS DU YOGA

De l'aveu même des praticiens, le yoga n'est pas sans danger. Mircea Eliade évoque les «troubles auxquels certaines techniques exposent l'amateur imprudent, nous pensons surtout à celle de «l'érotisme mystique» (15). Ysé Tardan-Masquelier parle de «graves dissociations», conduisant parfois à la folie. D'où la présence indispensable d'un très bon gourou, ayant déjà maîtrisé ces expériences et vivant dans un esprit de parfaite cohésion» (16). Il ajoute :

«Dans la  concentration et surtout dans la méditation, le pratiquant est donc très vulnérable, car sa présence à lui-même est toute d'acceptation : il n'a pas perdu son jugement qu'il retrouvera d'ailleurs clarifié et affermi, mais il l'a  levé, suspendu, pour entrer plus profondément en lui-même et, si telle est sa forme de spiritualité, en contact avec une puissance divine. On imagine bien à quels excès des instructeurs à tendance paranoïaque, se sentant investis d'une mission urgente pour le monde, peuvent se livrer... le lâcher-prise obtenu par des exercices classiques et irréprochables se trouve exploité, parfois, dans le sens d'un véritable «viol» psychique, (...) où les  préceptes inoculés dans ces moments de totale réceptivité, atteignent l'inconscient et y laissent des traces indélébiles» (17).

Si, selon Saravasti, le yoga est «l'annihilation de toutes les fonctions du mental, l'art de vider son mental et d'en faire un feuillet blanc»(18), on entre dans  un terrain glissant. Il devient facile à un enseignant, terrestre ou angélique, d'écrire à sa guise les «vérités» spirituelles qui contrôleront la vie de celui qui pratique le yoga.

 

UN CHRETIEN PEUT-IL PRATIQUER LE YOGA ?

Deux raisons exigent une réponse négative.

Tout d'abord, nul ne peut fléchir le genou devant une statue «innocemment», c'est-à-dire sans détrôner Celui qui est le Seigneur. Pareillement, rechercher ce que Ysé Tardan-Masquelier nomme le «Grand Suprême» (19) par le Yoga revient à dire que la révélation, la Parole, est insuffisante.

Deuxièmement, un geste est un témoignage public. Un chrétien faisant du yoga enseigne qu'il existe d'autres chemins de libération que Jésus-Christ.

C'est probablement ce qui explique la présence dans la loi de commandements comme «Vous ne couperez pas en rond les bords de votre chevelure. Tu ne raseras pas les bords de ta barbe» (Lév.19:27). Ce n'est pas que ces gestes étaient mauvais en eux-mêmes, mais ils étaient des rites païens que les Israélites ne devaient pas imiter. Il en va de même avec les postures du yoga.

J'invite le lecteur à méditer 2 Corinthiens 6:11-7:1 pour conclure cette brève étude.

 

Florent Varak

(à partir d'un dossier constitué avec la collaboration de Peadar Somers)

 

NOTES
1. Certains avancent le XIe siècle avant Jésus -Christ.

2. J. Varennne, «Patanjali», Encyclopedia Universalis, Vol. 12, p. 603.
3. Yoga veut dire «joug, attelage», Dictionnaire de la sagesse Orientale, Paris, Editions Robert Laffont, 1989.
4. J. Varenne, «Yoga», op.cit., p. 1030-31.
5. J. Varenne, «Patanjali», op.cit., p. 603.
6. Dictionnaire de la sagesse orientale, p. 208.
7. M.Eliade, Techniques du yoga, Paris, Editions Gallimard, 1975, p 278
8. J. Varenne, «Yoga», op. cit., p. 1029.
9. J. Varenne, «Yoga», op.cit., p. 1030.
10. Ysé Tardan-Masquelier, Le yoga : du Mythe à la réalité ; Paris : Droguet et Ardant, pp. 67-69.
11. S. Bikram-Shah, in J.M. Dechannet, La Voie du Silence, p. 41.
12 Ysé Tardan-Masquelier, Le yoga : du Mythe à la réalité ; Paris : Droguet et Ardant, pp. 81-85.                                                                       
13. Ibid, p. 55.
14. J. Varenne, «Yoga», op. cit, p. 1029
15. M. Eliade, Techniques du Yoga, pp. 12-13.
16. Ysé Tardan-Masquelier, Le yoga : du Mythe à la réalité; Paris : Droguet et Ardant, p. 70.
17. Ibid, pp. 111-112.
18. Saravasti, La pratique de la Méditation, Paris : Albin Michel, 1950, p. 118.
19. Ysé Tardan-Masquelier, Le Yoga : du Mythe à la réalité, pp. 67-69.

Par michel Gahüs - Publié dans : Hindouiste
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Jeudi 22 mai 2008

La sahaja yoga est présente et active en Aquitaine,principalement à Bordeaux et Bayonne.

Michel Gahüs

Fiche extraite du "Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui (religions - églises - sectes - nouveaux mouvements religieux - mouvements spiritualistes)" du P. Jean VERNETTE et Claire MONCELON - Puf - 1995 - épuisé

 

ORIGINE ‑ Nirmala Salve Devi, dite « Shri Mataji (= « Mère Sacrée ») Nirmala Devi » est née en 1923 à Chindwhara (Inde) d'une famille protestante. Étudiante en médecine, puis disciple de Bhagwan Shree Rajneesh. Épouse en 1947 un fonctionnaire de l'ONU. Deux filles. Découvre en 1970 sa mission : initier les hommes à leur « réalisation » par le moyen du Sahaja Yoga. Réside habituellement à Londres. En France, déclaration de l'Association Sahaja Yoga à Paris le 14 mai 1981.  

DOCTRINE ‑ Syncrétisme d'Hindouisme avec des éléments de Christianisme, Bouddhisme et Islam, qui doit permettre à chacun de se « réaliser », c'est-à-dire : « avoir la pleine connaissance de soi-même et être relié à l'Être universel ». Mataji est la « Mère de toutes les mères, la première incarnation de l'Esprit Saint et du Christ ». Étant d'essence divine elle a tout pouvoir, omnipotente et omniprésente. Elle appelle ses disciples à un attachement inconditionnel. La méditation personnelle de dévotion, qui vise aussi à la fusion avec Mataji, génère la conscience collective. Le Sahaja Yoga représente le moyen d'atteindre la réalisation, dont la première manifestation est la sensation de vibrations silencieuses donnant un léger courant d'air au bout des doigts. Guérison des maladies et des péchés.  

FONCTIONNEMENT ‑ Méditation matin et soir devant la photo de Mataji. Recentrement sur le groupe si cela entraîne des difficultés et ruptures dans les relations avec l'entourage. Rassemblements internationaux autour de Mataji. Stages de musique classique dans certaines villes. Vie en ashrams résidentiels pour certains fidèles. Éducation stricte des enfants, qui peuvent être séparés de leurs parents pour être scolarisés en Inde dans des écoles du mouvement (d'où en France démêlés avec la justice en 1983, « l'affaire Yoann »).  

DIFFUSION ‑ Publicité intensive préparant les manifestations de Mataji en Europe : « Shri Mataji, la plus grande autorité spirituelle de notre temps ». Recrutement par contacts personnels. Diffusion en Inde (1 millier de fidèles), en Angleterre, Suisse, Belgique, France (300 adeptes engagés). Un ashram à Paris.

Par michel Gahüs - Publié dans : NEW-AGE
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Mardi 20 mai 2008

 


 

top Nom

Il s'agit d'une dissidence de l'Église Catholique Apostolique irvingienne qui veut offrir aux hommes tout ce que possédaient les premiers chrétiens, notamment le ministère apostolique. Cette Église avait choisi les apôtres qui devaient préparer la venue du Seigneur. Comme ils sont morts avant la réalisation des prophéties de l'Église, la dissidence en a choisi de nouveaux, d'où le vocable “néo-apostolique”.

top Origine

La situation bien triste de l'Église chrétienne dans tous les pays d'Europe, notamment après la Révolution française, choque et attriste les chrétiens et les pousse à examiner les Ecritures. Ce mouvement d'intérêt pour la Bible est intense en Angleterre.

Dans les années 1825-1830, des chrétiens de différentes dénominations se réunissent pour des réunions de prière. La pauvreté spirituelle des Églises en Angleterre les pousse, en attendant le retour du Christ, à demander une effusion du Saint-Esprit. A partir de 1826, le banquier londonien Henry DRUMMOND (1786-1860) est l'âme de ce groupe. Ses membres se réunissent tous, lors d'une retraite annuelle de prière pour le renouvellement des dons du Saint-Esprit, dans la propriété du banquier à Albury Park.

Dès 1830, à Londres, à Glasgow et en d'autres endroits d'Ecosse, se manifestent plusieurs dons de l'Esprit: des prophéties, le parler en langues et des guérisons par la foi.

A la même époque à Londres, un autre Anglais a les mêmes préoccupations. Il s'agit d'Edward IRVING. Il naît le 4 août 1792 à Annam, au sud de l'Ecosse. D'abord étudiant à Edimbourg, puis professeur de mathématiques, ensuite étudiant en théologie, Irving est prédicateur auxiliaire à Glasgow dès 1819. En 1822, il devient pasteur de la paroisse écossaise de Londres. En 1826, il publie son ouvrage “Babylone et l'incroyance aux prophéties de Dieu”.

Dans sa paroisse, avec beaucoup de foi et d'éloquence, il prêche régulièrement sur le retour du Christ, en demandant les dons de l'Esprit comme au commencement de l'Histoire de l'Église. Bientôt ces dons se manifestent parmi ses paroissiens. Parce qu'Irving autorise la pratique de ces dons, il est exclu de son église, le 2 mai 1832, et se voit obligé de louer, avec les siens, une salle dans la Newman Street à Londres afin de continuer ses réunions.

Par des paroles de prophétie, le Saint-Esprit annonce le prochain retour du Seigneur ainsi qu'un renouvellement de l'Église chrétienne en vue de lui rendre l'unité perdue. Ce même Esprit enseigne que l'Église est une et qu'elle comprend tous les baptisés.
Un peu plus tard encore, le même Esprit désigne quelques croyants comme apôtres du Seigneur et annonce le rétablissement des ministères et des ordonnances de l'Église ancienne. Beaucoup de fidèles sont appelés aux ordonnances restaurées, comme prophètes, évangélistes ou pasteurs, et pour les cultes comme anges ou évêques, prêtres ou diacres.
La vérité que l'Église est une, est enseignée avec beaucoup de vigueur. Ces croyants ne veulent donc pas former une Église séparée, mais désirent constituer des congrégations à l'intérieur de l'Église Universelle.

Par conséquent, ces fidèles n'ont pas l'intention de se donner un nom qui divise, mais le nom de l'Église entière, catholique et apostolique, leur congrégation ne voulant être qu'une œuvre dans l'Église.

Le but de cette œuvre est de reconstituer le Corps de Christ en instituant les ministères cités dans le Nouveau Testament. Des apôtres sont désignés, John CARDALE est le premier dès le 31 octobre 1832. Celui-ci consacre Irving, l'année suivante, comme ange de la congrégation centrale de Londres.

Le 17 juin 1836, le Collège des douze apôtres est au complet, Collège qui doit continuer l'œuvre des douze apôtres bibliques. Irving meurt d'épuisement le 8 décembre 1834 à Edimbourg, avant la fondation propre de l'Église Catholique Apostolique. Le siège des nouveaux apôtres est à Albury. C'est de là qu'ils partent le 14 juillet 1835 pour évangéliser le monde.

En juin 1836, le monde est partagé en plusieurs districts dirigés chacun par un apôtre. Des lettres sont adressées à tous les chefs d'Églises et à de nombreux chefs d'État ; ces lettres constituent le célèbre “Testimonium”. Après deux ans de voyages, les apôtres se retrouvent à Noël 1838 à Albury pour faire le point de la situation.

Cette nouvelle Église Catholique Apostolique est rejetée par toutes les autres Églises. A partir de 1855, les premiers apôtres commencent à mourir. En 1860, seulement six sont encore en vie.

L'ancien instituteur berlinois, Heinrich GEYER, devenu prophète, se rend au siège de l'Église à Albury pour proposer de nouveaux apôtres qui doivent remplacer leurs collègues décédés. Geyer désigne Charles BOEHM pour l'Allemagne du Sud et CAIRD pour la France. Les six autres apôtres accueillent très mal cette initiative de Geyer. En 1861, ce dernier désigne encore un autre nouvel apôtre à Koenigsberg, ROSOCHAZKY.

L'ange SCHWARTZ de Hambourg approuve Geyer, mais ils sont exclus tous les deux de l'Église Catholique Apostolique en 1863. Geyer, voulant que sa dissidence ait également des apôtres, nomme SCHWARTZ et PREUSS. En 1864, F.W. Schwartz réagit contre les tendances catholicisantes de leur Église d'origine.

En 1865, Geyer et Schwartz fondent la Mission Chrétienne Apostolique Universelle. lis choisissent douze apôtres et se donnent des statuts le 22 février 1866. Ces statuts sont très conciliants pour les autres Églises, mais ils seront modifiés et abrogés par la suite. Le culte est très simplifié.

Bientôt surgissent des rivalités et une profonde mésentente entre Schwartz et Geyer. Le 4 août 1878, au cours d'un culte à Hambourg, la rupture entre ces deux hommes est définitive. Le groupe de Geyer disparaît peu après sa mort en 1896, alors que le groupe de Schwartz prospère, même après sa mort en 1895, grâce à Fritz KREBS.

Le chef de gare Fritz Krebs naît en 1832. Dès 1881, il donne une structure solide et une doctrine cohérente à sa Mission Chrétienne. En 1896, il se déclare apôtre- patriarche. En 1898, il met sur pied les principes actuels de l'Église. En 1900, les douze nouveaux apôtres sont en place. Il meurt le 21 janvier 1905 des suites d'une pneumonie.

Le successeur de Krebs, le second apôtre- patriarche est, dès 1905, Hermann NIEHAUS. Agriculteur de Westphalie, né à Steinhagen près de Bielefeld, en 1848, il devient évangéliste en 1872 et apôtre en 1896. Lorsqu'il prend la succession de Krebs, l'Église Néo-Apostolique compte 488 églises locales. A la fin de sa vie, il en existe 1.800 dans le monde. C'est sous son règne qu'en 1906, en Saxe, le nom de Communauté Néo-Apostolique, puis plus tard d'Église Néo-Apostolique est officiellement accepté. Niehaus meurt en 1932, conséquence d'une chute grave dans un escalier.

Johann-Gottfried BISCHOFF succède immédiatement à Niehaus. Il naît le 2 janvier 1871 à Unter-Mossau, dans l'Odenwald allemand. D'abord cordonnier, puis sergent à Mayence, ensuite marchand de cigarettes, Bischoff est d'origine catholique. Il entre en 1897 dans l'Église Néo-Apostolique. Il devient apôtre en 1906. Il établit le siège de son Église, avec sa maison d'édition et son imprimerie, à Francfort. Dès 1924, il est désigné comme successeur de Niehaus et troisième apôtre-patriarche.

Le 18 juin 1950 à Eindhoven, aux Pays-Bas, puis au cours du culte de Noël, le 25 décembre 1950, à Giessen, Bischoff déclare: “Je ne mourrai pas avant le retour du Christ”. A partir de cette annonce publique que le retour du Christ aurait lieu du vivant de l'apôtre-patriarche, l'Église Néo-Apostolique redouble de zèle et d'esprit de conquête.

Le 5 décembre 1954, au cours d'un culte à Francfort, Bischoff explicite sa prophétie: “Je ne suis plus un homme mortel!” Cette affirmation devient le centre de la foi de l'Église jusqu'au mardi, 6 juillet 1960 où, peu après 21 heures, Bischoff meurt à Karlsruhe, après une courte maladie, dans les bras d'un médecin de l'hôpital.

Une crise traverse alors l'Église Néo-Apostolique et le Collège des apôtres, réuni à Francfort le 7 juillet 1960, adresse à toutes les églises la lettre suivante, lue aux cultes du dimanche suivant:

Chers frères et sœurs de la métropole et de l'étranger. Nous, les soussignés apôtres, assemblés aujourd'hui à Francfort-sur-le-Main, avons à accomplir le devoir extrêmement pénible de vous faire part du trépas, pour nous tous insaisissable et inattendu, de notre apôtre-patriarche. Il est décédé dans la soirée du 6 juillet à Karlsruhe, entre les mains de son médecin traitant, un frère dans la foi. Il avait espéré, par des soins constants, une guérison complète. Nous avons tous cru et espéré avec conviction que le Seigneur, selon la promesse faite à l'apôtre-patriarche, enlèverait les siens encore du vivant de ce dernier. Telle était également la foi inébranlable de l'apôtre-patriarche, de laquelle il a témoigné à son entourage jusqu'à sa dernière heure ici-bas. Lui-même, nous, ainsi que tous les frères et sœurs en fidèle communion avec lui, n'avons jamais douté que le Seigneur tiendrait, en temps voulu, la promesse qu'il lui avait faite. C'est pourquoi, nous nous trouvons devant la décision insondable de notre Dieu et nous nous demandons pourquoi il a modifié sa volonté. L'apôtre-patriarche, qui a amené l'œuvre de rédemption du Seigneur au point culminant de son accomplissement, et par là liait les enfants de Dieu à une foi inébranlable en sa parole, ne peut s’être trompé, parce que la Parole du Seigneur a toujours été la ligne de conduite de son action. Par conséquent, il ne nous a jamais dit rien d'autre que ce que le Seigneur avait mis dans son esprit.

Sa vie spirituelle exemplaire, sa manière de vivre des plus modestes, son caractère loyal, son renoncement total et désintéressé le rendaient capable de transmettre à toutes les âmes, qui lui étaient confiées, les vertus les plus nobles de Jésus-Christ A cause de cela, il fut trouvé digne par le Seigneur d'assumer la charge de son serviteur le plus haut placé.

Ses expériences extrêmement riches et le grand trésor de ses connaissances divines ont, parla grâce de Dieu, contribué au développement fécond de l'œuvre rédemptrice. Tous les apôtres, qui ont été appelés sous sa direction à avoir le privilège d'être ses collaborateurs, ont été fécondés par l'esprit du Christ qui habitait en lui, en bénédiction à tous ceux qui portent le nom du Seigneur.

Si le Seigneur nous a placés, par l'enlèvement de l'apôtre-patriarche, devant une énigme, il nous donnera également la solution au jour qui lui conviendra.

Comme par le passé, les apôtres considèrent comme leur grand devoir de conserver et d'entretenir l'héritage de l'apôtre-patriarche, sa foi dans le retour proche du Seigneur, comme s'il était encore parmi nous. C'est la cause du Seigneur, et elle le reste, et il la terminera. Si nous abandonnions cette pensée, nous renoncerions en même temps à la foi en la première résurrection. C'est précisément là le contenu de notre foi jusqu'à présent.

Les soussignés apôtres sont conscients du fait que nos adversaires et ennemis croient trouver par la mort de l'apôtre-patriarche un fondement pour affirmer que l'œuvre rédemptrice n'est qu'œuvre humaine.

Chers frères et sœurs, que personne, en cette heure, ne perde la foi et ne donne accès à l'esprit du doute. Un tel se verrait concerné par le verset de Matthieu 25:8: “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent”. Le Seigneur ne nous abandonnera pas; sinon que deviendrait l'accomplissement des nombreuses références de l'Apocalypse de Jean concernant le perfectionnement de l'Église, Epouse du Christ ? C'est pourquoi nous vous supplions, en cette heure grave, de continuer à rester fidèlement unis, comme par le passé, et de ne pas prêter la main aux ennemis de l'œuvre de Dieu, pour porter atteinte à notre foi.

Sachez, pour vous tranquilliser, que tous les apôtres, par delà la tombe de l'apôtre-patriarche, démontrent leur parfaite unité selon la volonté de Jésus et, dans cet esprit, continueront à travailler au perfectionnement des âmes, épouses du Christ.

Nous vous adressons donc cet appel: Honorez la mémoire de l'apôtre-patriarche en continuant à rester fidèles. Notre amour pour lui et notre confiance en lui n'ont pas souffert de son départ. Le Seigneur a pris soin que tous les enfants de Dieu aient à nouveau un guide. L'une des dernières paroles que l'apôtre-patriarche nous ait adressée est celle-ci: “Le Seigneur cherchera son troupeau auprès de ses bergers”. Que cette parole soit notre devise durant la dernière étape de notre pèlerinage.

Dans la matinée du 1 10 juillet, les soussignés apôtres sont réunis pour un culte solennel à Francfort-sur-le-Main. Au cours de ce culte, l'apôtre Walter SCHMIDT accepte la charge d'apôtre-patriarche et devientainsi le chef principal de toutes les églises néo-apostoliques.

Le Collège des apôtres du 7 juillet 1960 à Francfort-sur-le-Main l'a élu à l'unanimité.

En souvenir respectueux de l'apôtre-patriarche, nous vous saluons dans l'esprit de l'amour de Jésus-Christ”. Cette lettre, traduite de l'allemand, est signée par 27 apôtres.

L'enterrement de Bischoff, prévu pour le 11 juillet à 10 heures, a lieu déjà à 9 heures afin d'éviter tout incident. Il se passe dans l'intimité de cinq membres de la famille et des 27 apôtres européens. Quatre apôtres disent quelques paroles, le nouvel apôtre-patriarche donne un court message. Une plaque en marbre sur une tombe du Bockenheimer Friedhof de Francfort rappelle la mémoire de celui qui ne devait pas mourir.

Depuis le 10 juillet 1960, Walter SCHMIDT est l'apôtre-patriarche de l'Église Néo-Apostolique. Il naît le 21 décembre 1891 à Neuemuhle en Westphalie. Ancien commerçant, il est scellé à l'âge de sept ans, le 15 novembre 1898. Il se marie en 1919. En 1923, il est sous-diacre, prêtre en 1929, évêque en mai 1946, et apôtre en septembre de la même année. Le 1er janvier 1961, il déplace le siège de l'Église à Dortmund. Il prend sa retraite le 15 février 1975.

Son successeur est Ernst STECKEISEN. Né le 19 octobre 1905 à Saint-Gall, en Suisse, il devient apôtre le 8 juin 1952, il est installé comme apôtre--patriarche à Stuttgart le 23 février 1975. Il transfère le siège de l'Église de Dortmund à Zurich. Il meurt le 8 novembre 1978, au Cap, au cours d'une tournée en Afrique du Sud.

L'apôtre-patriarche suivant est Hans URWYLER, né le 20 février 1925 à Berne. Il est évêque en 1969, apôtre de district en 1976, puis chef suprême de l'Église Néo-Apostolique le 18 novembre 1978. Comme il est gravement malade depuis juillet 1987, il lègue son ministère à son aide.

Richard FEHR est né le 15 juillet 1939 à Flash, dans le Canton de Zurich. A l'âge de 22 ans, il devient sous-diacre, puis diacre, prêtre, évangéliste, ancien de circonscription et évêque. Le dimanche de Pentecôte 1980, il est installé dans sa fonction d'apôtre. En été 1987, il doit seconder l'apôtre- patriarche devenu malade. Le Collège des apôtres réuni à Londres le nomme apôtre-patriarch, le 3 mars 1988. Cette charge lui est officiellement conférée le 22 mai 1988 au cours d'un culte solennel à Stuttgart-Fellbach.

top Doctrine

La doctrine de l'Église Néo-Apostolique est facile à définir.
Elle ressort des cinq écrits suivants :

La Bible.

  • Les révélations de l'apôtre-patriarche comme l'indique la lettre émouvante et pathétique citée plus haut.
     
  • Le catéchisme: “Le Catéchisme contenant des questions et leurs réponses à l'usage de l'instruction des enfants et des confirmands de l'Église Néo-Apostolique”. Publié en 1916 par l'apôtre-patriarche Niehaus, il connaît une seconde édition révisée en 1924. Ce catéchisme répond à 657 questions.
     
  • Le recueil de cantiques. Dans son édition originale, il comprend 652 cantiques. Elaboré par les apôtres, il est publié après la décision du Collège des apôtres le 27 juillet 1908 à Francfort-sur-le-Main. Une nouvelle édition revue et corrigée, voit le jour en 1925.
     
  • La Confession de Foi en dix articles.

Voici ceux qui ne sont pas en accord avec l'enseignement biblique:

  • Article 4: Je crois que le Seigneur Jésus gouverne son Église par des apôtres vivants jusqu'à son avènement; qu'il a envoyé et qu'il envoie encore ses apôtres avec la mission d'enseigner, de pardonner les péchés et de baptiser d'eau et du Saint-Esprit.
     
  • Article 5: Je crois que tous les ministres dans l'Église de Christ sont choisis et investis dans leur charge uniquement par des apôtres, que de l'apostolat de Christ doivent procéder tous les dons et les forces, afin que l'Église ainsi dotée devienne une lettre lisible de Christ.

  • Article 8: Je crois que, pour obtenir la qualité de prémices, les croyants baptisés d'eau doivent recevoir le Saint-Esprit par un apôtre, acte par lequel ils sont incorporés comme membres au Corps de Christ.

Résumons encore quelques points essentiels de la doctrine néo-apostolique:

  • L'Église Néo-Apostolique est la consommation de l'œuvre de salut commencée par Jésus et par ses premiers apôtres, l'Église primitive de Christ restaurée au temps de la fin. Elle continue et achève l'Église instituée par le Christ. Elle donne le salut en tant que la seule véritable Église, l'Église de la fin.
     
  • L'apôtre-patriarche est le Maître des apôtres, il a le pouvoir des clés, il reçoit infailliblement les révélations de Dieu, c'est la présence de Dieu sur la terre. L'Église Néo-Apostolique est la seule à rétablir l'apostolat et à affirmer sa primauté. L'apôtre-patriarche est le grand prêtre de l'Epître aux Hébreux. Sans lui, il n'y a pas de première résurrection, pas d'entrée dans la salle des noces, pas d'habitation dans le Royaume de Dieu.
     
  • Jésus a donné à ses apôtres la mission et le pouvoir de dispenser le Saint-Esprit et de pardonner les péchés. Le Seigneur gouverne son Église par les apôtres vivants, eux seuls enseignent validement, pardonnent les péchés, baptisent d'eau et du Saint-Esprit. L'apôtre est l'incarnation du Seigneur sur la terre, la porte d'accès au Royaume de Dieu.
     
  • Le Saint-Esprit est donné uniquement par l'imposition des mains d'un apôtre vivant, Dieu utilise ce seul canal. Cette imposition des mains, le saint-scellé, incorpore les hommes au Corps de Christ.

top Organisation

L'Église Néo-Apostolique est très hiérarchisée. Le chef absolu est l'apôtre--patriarche qui siège à : 8044 Zurich - 4, Rieslingstrasse. Il dirige les 170 apôtres que comprend l'Église actuellement.

Chaque église locale a son responsable qui peut être évêque, ancien, berger, évangéliste ou prêtre. Il est assisté de diacres et de sous-diacres. Ce sont tous des laïcs sans aucune formation théologique.

Les communautés locales sont regroupées en districts; on en compte 28 dans le monde. La hiérarchie de l'Église comprend donc l'apôtre-patriarche, les apôtres, les prophètes, les évêques, les prêtres, les docteurs, les anciens, les bergers et les diacres. Les plus haut placés sont à plein temps et payés par l'Église, les autres exercent leur ministère à côté de leur travail séculier.

Dans tout litige, c'est l'apôtre- patriarche qui statue en dernier ressort.

top Diffusion et statistiques

L'Église est présente dans deux cents pays. Les 5.500.000 membres se répartissent en 35.000 églises sur les cinq continents.

top Travail en France

Arrivée au début du vingtième siècle, l'Église Néo-Apostolique était surtout connue dans le nord-est. Depuis 1980, elle gagne tout le territoire français. Elle travaille sous le statut d'une Association 1901, son apôtre habite à Metz, 140, Route de Lorry, siège national de l'Église. La Moselle abrite 7.000 membres, l'Alsace 5.000 et le reste de la France 3.000. Actuellement les effectifs augmentent chaque année de 5%.

top Propagande

Plusieurs journaux diffusent le message néo-apostolique dans notre pays :

* Le Bon Berger, organe mensuel, en langue allemande depuis 1902, en langue française depuis 1949, est essentiellement un journal d'édification.
* Notre Famille, le magazine du foyer néo-apostolique, publié en français depuis 1977. Il est fort probable que ce journal absorbera prochainement Le Bon Berger.
* Jeunesse de Christ, fondé en 1978, organe mensuel destiné à la jeunesse.

top Culte et pratiques

Les services divins rassemblent les fidèles le dimanche matin, le dimanche après-midi et le mercredi soir. Ils durent deux heures et se déroulent selon un ordre liturgique très précis.

Comme il y a trois personnes dans la Trinité, il y a trois sacrements dans l'Église, institués respectivement par le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Le baptême par aspersion des nourrissons est un élément de la régénération, il a été institué par Dieu, le Père, lors de la vocation de Jean-Baptiste.

La sainte-cène est associée au pardon des péchés. Elle est célébrée chaque dimanche sous les espèces d'une hostie humectée d'un peu de vin. Le pain sans levain et le vin doivent être bénis et dispensés par un ministère sacerdotal de l'Église. La cène a été instituée par Jésus, le Fils de Dieu.

Le saint-scellé est institué par le Saint-Esprit. C'est le suprême acte de grâce sacramentel auquel l'homme peut avoir part. Par le saint-scellé, un apôtre vivant dispense le Saint-Esprit par l'imposition des mains et la prière. Dans cette Église, on connaît aussi les services divins en faveur des défunts et le saint-scellé pour les morts.

Le mariage est en général célébré au cours du culte du dimanche. Les enterrements et la confirmation donnent lieu à des services divins spéciaux.

L'Église Néo-Apostolique pratique également l'excommunication.

top Activités

Le moyen de recrutement se fait par les visites et les invitations. Un porte-à-porte discret, mais zélé, ainsi que des conférences publiques attirent de nouveaux membres.

top Dissidences

La dictature de l'apôtre- patriarche est à l'origine de nombreuses dissidences: la Fédération apostolique réformée, la Mission apostolique, la Communauté apostolique, le Ministère apostolique de Jésus-Christ, les Chrétiens de notre temps, l'Apostolat de Jésus-Christ, l'Apostolat de Juda, la Communauté du socialisme divin fondée en 1902 par Jules FISCHER, et l'Union des Chrétiens Apostoliques... sont quelques exemples parmi d'autres.

top Principales erreurs

Il est très facile de voir dans l'Église Néo-Apostolique de nombreuses doctrines en désaccord avec la Bible:

  • Le chef visible indispensable, l'apôtre- patriarche, prend la place du Seigneur Jésus-Christ, seul chemin.
  • Le salut par l'apôtre est en contradiction avec les affirmations bibliques telles qu'Actes 4:12.
  • L'orgueil incommensurable de l'apôtre- patriarche n'a rien à voir avec l'humilité d'un serviteur de Dieu.
  • L'Ecriture Sainte n'a plus sa place là où l'apôtre reçoit directement des révélations de Dieu.
  • N'est-il pas méprisant pour la Bible d'affirmer que Dieu se révèle en chair (par les apôtres) et non dans un livre, sur du papier (par la Bible) et que la Bible
  • est un vase d'eau stagnante, alors que les apôtres sont des vases d'eau vive ?
  • Le saint-scellé sacramentel n'a aucune place dans l'Ecriture Sainte.

Il serait bon de savoir ce qu'est un apôtre dans le sens biblique et quelles sont les conditions à remplir pour être apôtre (Actes 1:21-22). Aucun des 170 apôtres néo-apostoliques ne remplit ces conditions!

Et que dire des fausses prophéties ? N'est-il pas blasphématoire d'affirmer que Dieu a changé son plan? Relisons Deutéronome 18:15-22. Toute personne parlant au nom de Dieu, et qui se trompe, est un faux prophète.

 


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Par michel Gahüs - Publié dans : Listé "SECTE" dans le RP 95
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